À propos du livre et de l'auteure




Fernand, mon mari, était obsédé par le projet de faire le tour du monde à la voile ; je l'entendais rêver tout haut sans vraiment l'écouter. C'était du chinois pour moi. De plus, il voulait construire son propre bateau !

Les années ont passé, la vie et ses événements se sont succédés… nous avons élevé deux enfants… dont je suis très fière ! Un projet comme celui-ci ne se serait pas réalisé aussi facilement sans la connivence de nos enfants. Non seulement étaient-ils d'accord pour que l'on soit heureux dans notre projet de fou, de plus, ils ont coopéré dans tout ce qui relevait de leurs compétences.

Et voilà qu'après une vingtaine d'années d'un travail intéressant dans l'enseignement, les paroles de Fernand ont fini par germer dans mon subconscient et j'ai commencé à rêver de voile moi aussi.


J'ai toujours aimé être sur l'eau ! La routine me déprime et, maintenant que les enfants « volaient de leurs propres ailes », la vie sans eux à la maison me semblaient terne… alors je me suis dit ; pourquoi ne pas réaliser ce grand rêve ?

C'est alors que de fil en aiguille… le projet s'est concrétisé.

La préparation aura été aussi passionnante que le voyage lui-même. Se documenter sur la construction d'un voilier, le magasinage spécial qui s'y rattache et qui n'en finit plus, auront été un grand enrichissement culturel.

Étudier la navigation théorique et pratique, les vents, les courants, les marées, la météo, les communications radio, etc. Tout ça a été bien passionnant. Ça m'a changé de la routine, comme je le souhaitais. J'étais fortement attirée par toute cette nouvelle culture qui s'ouvrait à moi… Je me sentais excitée et animée d’une grande motivation.

En août 1985, nous vendions tout. On larguait les amarres pour un tour du monde à la voile, réalisé au tiers ! Mon livre ne raconte qu’une partie de notre voyage.

Nous avons descendu le fleuve Saint-Laurent, en vivant une belle croisière de Saint-Sulpice (près de Montréal) au Venezuela, aller et retour, sans catastrophe majeure, seulement quelques anicroches.

Grâce à la compréhension de tout notre entourage, la réalisation de notre croisière s'est poursuivie dans une grande tranquillité d'esprit au point de vue : techniques, correspondances, affaires etc.

Durant notre croisière, mêmes les gens locaux et les québécois vivants dans les Caraïbes nous ont rendu d’inestimables services. Nous avons constaté à maintes reprises qu'il y a du bon et du mauvais monde partout !

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Monique Pilon est native de St-Jérôme au Québec, la 4e d’une famille de 11 enfants. Elle perd sa mère à l’âge de 11 ans. Malgré cette perte, elle passe une belle jeunesse, parsemée de quelques moments difficiles. En 1958, à l’âge de 18 ans, elle devient professeure à l'école primaire.

En 1960, elle marie Fernand Binette. Une grossesse s'en suit, elle laisse donc son travail pour être mère à la maison. Après deux grossesses, elle retourne à l’enseignement de 1966 à 1985, année du départ pour cette aventure à la voile.

Après son retour de voyage en 1988, Monique retourne à l'enseignement et s’acharne à écrire ce livre.

En 1998, ils débutent une nouvelle carrière tous les deux comme chauffeurs d’autobus scolaires jusqu’en 2005. Depuis maintenant 10 ans, ils sont à la retraite, en bonne santé, et se tiennent bien occupés !